mardi 30 octobre 2012

vivre, peinture

Terre du fleuve et encre sur toile,
Octobre 2012

Si les ponts éplorés vous envoûtent tant
Rejoignez-nous
et vous saurez
disaient aux cieux essorés
les fleuves enterrés
tg

2 commentaires:

  1. " La poésie telle qu'elle est reçue, ou plutôt éconduite, égarée, perdue de vue, me suffit et me comble. Elle n'est pas, et refuse d'être, un genre littéraire, un produit culturel, une marchandise éditoriale. Elle est, par bonheur, déficitaire dans les calculs de marketing. Elle est irrécupérable par l'ordinateur de la diffusion et la herse médiatique. Elle n'a pas de rayonnement au sens où vous l'entendez car elle a renoncé, depuis le premier jour, à l'éclat public, pour l'irradiation dans le corps obscur, la déflagration invisible et les transmutations souterraines. Elle est écriture vivante, écorchée - ou non-écriture en activité dans le sous-sol de la langue - ou projection du désir et des mots de chaque jour dans le balbutiement du futur. Donc absente, donc absente du marché - et c'est là le vrai sens de votre question... "

    - Jacques Dupin, un des derniers (grands) poètes français, mort dans l'anonymat le plus absolu, le 22 octobre 2012.

    Amitiés. Frédéric.
    PS: Le 12 prochain, Inno & Co volent vers Cayenne...

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  2. bonjour Frédéric, je sais désormais aux dépens de mon existence, que les artistes aux services de la Vie et non de l'art du dollar ou de l'euro devront manger du pain blanc que sur le grand continent noir.

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